(de-news.net) – Les dirigeants de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), de l’Union chrétienne-sociale (CSU) et du Parti social-démocrate (SPD) ont signé leur accord de coalition à Berlin, au Gazomètre de Schöneberg. Le chancelier désigné, Friedrich Merz, a souligné que le gouvernement agirait avec détermination dès le départ, en faveur des intérêts de l’Allemagne. Le chef de la CSU, Markus Söder, a qualifié cet accord de source d’optimisme, soulignant qu’une gouvernance forte était essentielle pour contrer les adversaires de la démocratie. La coprésidente du SPD, Saskia Esken, a insisté sur la nécessité de préserver les principes démocratiques au quotidien, affirmant que l’élimination de l’extrémisme de droite était l’objectif principal du gouvernement.
Avant la signature, le SPD a annoncé sa composition ministérielle, introduisant d’importants changements à sa tête. Le coprésident Lars Klingbeil a été nommé ministre des Finances et vice-chancelier, tandis que Boris Pistorius a conservé le ministère de la Défense. Bärbel Bas a pris la tête du ministère du Travail et Carsten Schneider de l’Environnement. Reem Alabali-Radovan a pris la tête du ministère du Développement, contredisant les premières spéculations selon lesquelles Esken pourrait obtenir ce poste. Stefanie Hubig a été nommée ministre de la Justice et Verena Hubertz a été chargée de superviser la politique de construction. Elisabeth Kaiser a été nommée commissaire fédérale pour l’Allemagne de l’Est, tandis que Natalie Pawlik est devenue ministre d’État chargée des Migrations, des Réfugiés et de l’Intégration.
Le chancelier sortant Olaf Scholz devait faire ses adieux militaires officiels lundi soir, et le Bundestag devait élire Merz comme chancelier mardi. Pour l’emporter au premier tour, Merz avait besoin d’une majorité de 316 voix, la CDU et le SPD détenant ensemble 328 sièges.