(de-news.net) – Friedrich Merz a obtenu un mandat clair lors du congrès fédéral de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) à Stuttgart, confirmant ainsi sa position à la tête du parti. Selon les chiffres officiels publiés par le présidium du congrès, il a recueilli 91,2 % des voix vendredi soir, soit une nette progression par rapport aux 89,8 % obtenus lors de sa précédente élection en 2024. Sur les 977 délégués ayant voté, 878 ont voté pour sa réélection, 85 contre et 14 se sont abstenus. Le vote, initialement prévu par voie électronique, a dû se dérouler sur papier en raison de difficultés techniques. Cet ajustement de procédure, sans incidence sur le résultat, a mis en lumière les contraintes organisationnelles.

Dans son discours aux délégués, le chancelier a inscrit sa candidature à la direction du parti dans le contexte plus large des pressions croissantes en faveur des réformes qui touchent l’Allemagne. Il a exhorté la coalition gouvernementale à adopter un mode de coopération plus constructif et coordonné, arguant que les schémas d’interaction établis – où un partenaire de la coalition avançait systématiquement des propositions qui étaient aussitôt rejetées par l’autre – avaient entravé la gouvernance efficace. Tout en soulignant que le gouvernement avait déjà pris des décisions importantes et entrepris des réformes substantielles, il a affirmé que le rythme et l’ampleur des progrès devraient s’intensifier au cours de l’année à venir. Parallèlement, Merz a reconnu qu’après la transition administrative, la nature structurelle du programme de réformes et le fait que de telles transformations ne pouvaient être réalisées instantanément n’avaient pas été suffisamment communiqués. Malgré ces lacunes en matière de communication, il a réaffirmé son attachement à des objectifs politiques ambitieux et les a présentés comme à la fois nécessaires et réalisables dans un cadre de gouvernance rigoureux.

Avant le vote, Merz avait également réitéré son rejet catégorique de toute coopération avec l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), soulignant que la CDU rechercherait des majorités politiques exclusivement au sein du centre démocratique. Dans ce contexte, il a lancé des accusations contre l’AfD concernant des allégations d’emploi de membres de la famille, affirmant que de telles pratiques révélaient des schémas de népotisme, des dissensions internes et un détournement de fonctions publiques et de ressources financières. En opposant l’orientation centriste de son parti à ce qu’il qualifiait de désorganisation et de comportements opportunistes au sein de l’AfD, Merz a renforcé une ligne de démarcation stratégique visant à distinguer la prétention de la CDU à gouverner de celle de son rival de droite.

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