(de-news.net) – Le Brandebourg est devenu le dernier Land allemand à approuver le traité de réforme de l’audiovisuel, ouvrant ainsi la voie à sa mise en œuvre dès décembre. Le vote au Landtag revêtait une importance politique capitale : le gouvernement du ministre-président Dietmar Woidke (SPD) n’a pas réussi à obtenir la majorité absolue, son partenaire de coalition, le BSW, ayant rejeté la mesure. Finalement, la réforme n’a été adoptée que grâce au soutien de la CDU, dont le groupe parlementaire a publiquement souligné ses priorités : une plus grande efficacité, une bureaucratie allégée et une réduction des charges financières pour tous les contribuables.

Avec l’approbation du Brandebourg, la réforme, longuement débattue, de l’ARD, de la ZDF et de Deutschlandradio entrera officiellement en vigueur le 1er décembre. Outre les changements structurels, le Landtag a également voté en faveur d’une meilleure protection des jeunes publics dans le paysage médiatique. Tous les autres parlements régionaux ayant déjà ratifié le traité plus tôt dans l’année, la décision du Brandebourg constituait l’étape finale et décisive du processus législatif.

La réforme introduit des ajustements structurels profonds au sein du système de radiodiffusion publique allemand. Plusieurs chaînes de télévision spécialisées – ARD Alpha, Tagesschau 24, Phoenix et ZDF Info – seront fusionnées en deux chaînes d’information et de documentaires plus légères. La programmation radio subira une réduction notable, passant de 70 à 53 stations. Les chaînes culturelles 3Sat et Arte devraient renforcer leur coopération, tandis que les programmes généralistes d’ARD, de ZDF et de Deutschlandradio s’orienteront de plus en plus vers le numérique et, par conséquent, vers l’accès en ligne.

Les Länder ont clairement indiqué que l’objectif principal de la réforme est de moderniser et de rationaliser la radiodiffusion publique. En réduisant le nombre de chaînes de radio et de télévision, en renforçant la collaboration entre les diffuseurs et en supprimant les structures redondantes, le système vise à gagner en agilité et en rentabilité. Les décisions concernant les programmes qui seront supprimés restent du ressort des diffuseurs eux-mêmes. Néanmoins, ils sont tenus de continuer à remplir leur mission principale : assurer une couverture complète de l’information, de la culture, de l’éducation et des affaires régionales, garantissant ainsi que la radiodiffusion publique continue de servir l’intérêt général.

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